Vient de paraître

Assis

de Bruno Liviero

 

La Corse en fond sonore et en résonance d’être seul au monde, comme l’île… L’espace d’une rencontre autour d’un étang, trois personnages, un homme et une femme d’une soixantaine d’années et un jeune homme de vingt ans vont sombrer au plus intime de leurs amertumes, de leurs déceptions et de leurs colères. En quête de reconnaissance et pourtant aveugles à l’essentiel, assis mais portés par le voyage des souvenirs et des espoirs déçus, ils sont ridicules jusqu’à la caricature, au point, dans leurs excès et leurs certitudes, d’en être touchants. Ces trois destins s’entrecroisent, s’éloignent et se reprennent dans un ballet incessant figé dans l’immobilité de leurs peurs. Les eaux profondes les délivreront finalement de leurs fantômes pour leur donner, aussi bref soit-il, un nouvel essor, une seconde possibilité de voir, d’entendre et de sentir avant que leurs voix ne se fondent dans des mélopées corses aux accents nostalgiques et immortels.


 

Oncle Vania fait les trois huit

de Jacques Hadjaje

 

Une petite ville du Limousin, aujourd’hui. Des comédiens amateurs répètent, durant toute une année, Oncle Vania de Tchekov. Tous les membres de la troupe – ouvriers, cadres – travaillent chez Dieuleveut, une entreprise de robinetterie, très anciennement implantée. La crise vient ébranler la vie de l’entreprise, jusqu’à en menacer son existence. Dès lors, faire du théâtre a-t-il encore un sens ? Est-ce un luxe inutile ou un indispensable combat pour la vie ? Tchekov raconte la fin d’un monde. Un autre monde semble s’achever en ce début de 21ème siècle. Les répétitions de théâtre deviennent la chambre d’écho des bouleversements de la vraie vie.


 

Tout brûle, so what ?

de Côme de Bellescize

 

Tout brûle, so what ? est une histoire de famille centrée autour de la figure d’un père despote et bienfaiteur. Celui-ci prodigue conseils de vie et aide matérielle aux membres de sa famille, parfois contre leur gré, parfois même à leur insu… Pour satisfaire aux désirs que le père a formulé pour lui, son fils développe des projets créatifs et farfelus, quant à sa fille, elle lutte pour se défaire de son emprise. Son épouse s’efforce, elle, de trouver sa place alors qu’il en laisse si peu. Lorsque sa fortune s’évanouit, et que ses créanciers le pressent de rembourser, il refuse de vendre les propriétés qui financent les activités de son fils et de son gendre et pour demeurer l’épicentre familial, il y met le feu dans l’espoir de récupérer les primes d’assurances…